Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 17:38

farfadet


Tendant un doigt vengeur, le farfadet s'adressa au chasseur en ces termes : "A force de nous les briser, nous le petit peuple de la forêt, à force de semer le trépas, tu seras puni par là où tu pèches". Et il disparu comme par enchantement sous une vieille souche imposante supportant des dizaines de Polypores soufrés.

"Casse-toi pauvre con", lui rétorqua le viandard,"la forêt elle est à nous et si tu veux être peinard t'as qu'à prendre ta carte de chasse comme tout le monde".

Enervé malgré tout par cette rencontre avec un représentant du peuple féerique, il se prit les pieds dans des racines et se vautra lamentablement. Le fusil chargé. Et déchargé de suite. En effet, un coup partit, enlevant à l'occasion une francfort de sa mimine droite posée à terre pour amortir la chute.

"Pas de doigt, pas de chocolat pour les fêtes", songeait, amusé, le farfadet en s'éloignant des feuillus du bois des Bouleaux, à  Chantilly (Oise), ce dimanche 13 décembre.

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 12:09

affiche



O
n ne peut être sûr de rien mais après ce qui s'est passé, je crois vraiment qu'il conjuguera le verbe chasser au passé.
Il n'a pas connu le feu des tranchées, les ravages de la mitraille et des éclats de la première guerre mondiale mais le résultat est le même : c'est une gueule cassée.
Son sort est désormais entre les mains, c'est le cas de le dire, des techniciens en greffe et en chirurgie maxillo-faciale.


En effet, son flingue lui a pété son visage, dimanche 13 décembre au matin. Il chassait. En Camargue, à Salin-de-Giraud.
En partie défiguré, il a été évacué par hélico vers l'hôpital nord de Marseille.

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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 10:03

images


La racaille verdâtre fait décidément parler d'elle en ce moment; les exploits des bas du front en milieu rural ne se comptent plus. L'appel du sang est si fort que la connerie désinhibée (par la bibine) se lâche : exécution d'une jeune louve dans les Hautes-Alpes, liquidation d'une laie, Lussie, allaitée par une jument dans une petite commune de l'Ain, alors même que cette femelle sanglier était complètement apprivoisée, sans oublier, ça date d'un peu plus longtemps, qu'un viandard avait assassiné Léa, cette laie adorable qui avait été recueillie par Val dans son refuge sarthois.

Il faut dire qu'ils se sentent tout permis, les bracos et autres viandards : leur secrétaire d'Etat de tutelle, Chantal Jouanno, est familière de l'ultra-chasse. Les grands prédateurs, les oiseaux migrateurs, même protégés, peuvent crever en silence.

Et les ramasseurs de champignons être envoyés à l'hosto.

Lundi 07 décembre après-midi, à La Celle (Var), un cueilleur de bolets et de coulemelles a été touché par des plombs au niveau d'une omoplate.
Le tireur fou s'est barré lâchement. Et le blessé, à qui on n'avait pas assez répété que la nature appartient exclusivement aux chasseurs 8 mois sur 12, a été transporté à l'hôpital.

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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 09:41

COIN_COIN


Oooohhh...Qu'est-ce que c'est bon quand ça part ! Quelle décharge ! Plein la main !

Non, il n'a pas aimé en fait. Pas du tout. C'est même carrément l'inverse. Il a eu très mal.
Car ne n'est pas à un exercice solitaire auquel il s'adonnait. Il était en groupe. Avec lui, ils étaient six. Quel gourmand !
Et le beau petit engin lisse qu'il tenait avec soin, ma foi d'un bon calibre...c'était le canon d'un fusil de chasse.

Le flingue a explosé alors que notre viandard s'apprêtait à buter un coin-coin. La troupe de killers était en effet à la chasse au canard, ce samedi 05 décembre à Villeherviers (Loir-et-Cher), lieu-dit La Joualinière.

La mimine gauche (ou du moins ce qu'il en restait) a été conduite avec son malheureux proprio au CHR d'Orléans-La Source et par hélico s'il vous plait.


La Sologne peut encore vous étonner.

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 12:22

pied


Avec des bottes ou sans bottes, des rangers ou sans rangers, de toute façon il ne puera plus des pieds. Enfin, d'un pied.
Il a fait un grand trou dedans pour laisser passer l'air. Finie la transpiration ! Terminé le talc ! Plus besoin de semelles anti-odeurs.
L'idée peut sembler radicale mais à la réflexion, c'est terriblement efficace.


Dimanche 06 décembre, dans le Brivadois (capitale Brioude), à Saint-Beauzire exactement (c'est dans le Puy-de-Dôme), ce viandard manipulait son flingue quand le coup est parti dans l'un de ses ripatons. La balle a traversé l'extrêmité de ce membre que l'on dit inférieur.

Avait-il les mains moites en plus des pieds poites ?

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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 12:27

FAUTEUIL


"Quand le père donne au fils, rit le père, rit le fils; quand le fils donne au père, pleure le père, pleure le fils."
Jean-François Bladé-Proverbes


Alors ça, si ce n'est pas de l'amour filial, je m'engage illico à porter la soutane et à voter à droite !
Quelle belle histoire que voilà...Quelle générosité. Le fiston s'est occupé des soucis de locomotion de son dabe mais le problème, c'est qu'il n'est pas kiné et que ça a mal tourné.

C'était le samedi 28 novembre à Plaisians (Drôme), à l'heure non pas du laitier mais celle de l'apéro, dans la montagne de Serre-Gautier.
Après une bonne petite partie de massacre, deux viandards, père et fils, s'en retournaient à la maison. C'est maman qui va être contente, devaient-ils songer, toute cette boyasse et ces abats à vider... Quel bonheur...

Mais le petit, il n'avait pas assuré; en rangeant le flingue, il avait omis de retirer la dernière cartouche qui se trouvait dedans.

Un coup. Deux impacts. Félicitations. Les deux chevilles du daron ont morflé.

Je prends le pari que dans la hotte du Père Noël, il y aura un magnifique fauteuil roulant chromé avec jantes en alliage.

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 10:46

ronces


"C'était un vaillant chasseur devant Yahvé, et c'est pourquoi l'on dit : Comme Nemrod, vaillant chasseur devant Yahvé."
The baillebeule-Genèse-10-9


"Antrici, vaillant Nemrod, avec ton terrible cortège...La chasse a repris ce que tu lui avais donné avec passion et détermination, ces moments forts, casse-croûte et sausisson...Cette obstination kakie, ce soin qui était le tien de faire honneur à Dame Nature en éliminant ses sujets les plus faibles et plus fragiles, comme un soin après schampoing retire les cheveux secs et ternes des bobos escrolos citadins, oui, antrici, vertueux chasseur..."

En exclusivité, je te livre les premiers mots du discours qui sera prononcé lors de la mise en terre de ce chasseur décédé dans des circonstances dramatiques samedi 05 décembre à Tautavel (Pyrénées-Orientales).

Tu veux en savoir plus sur cet accident de chasse mortel ? Sans que je t'inflige un propos archéologique sur Tautavel, où sont apparus, je te le signale, les premiers caractères neanderthaliens de l'homme dit moderne, il y a quelques 400000 ans ?
Ce pauvre Homo sapiens neanderthalensis vite dégommé d'ailleurs par la pression anthropique d'Homo sapiens sapiens car on le sait désormais, ces deux sous-espèces de l'homme ont été contemporaines pendant un certain temps.

Ce qui s'est passé : ce viandard, personnalité du coin, s'est vautré dans des ronces pendant une battue au sanglier et tout seul comme un grand, s'est tiré dessus en tombant.
S'il est mort, ce n'est pas à cause des griffures de ronces , tu t'en doutes...

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 10:47

POITRINE


Thorax pas le beurre et l'argent du beurre, n'y compte pas. Par contre, on t'offre la clim' intégrée...C'est gratos, ne nous remercie pas, c'est de bon coeur.
Tu penses que c'est trop ? Que yaura des appels d'air, que tu risques d'attraper froid ?  Mais non...Fait chaud en Bretagne, surtout en janvier, t'en auras bien besoin de tes alvéoles pulmonaires agrandies.
Comment ça on se fout de ta gueule ? Jamais de la vie !
Bon, c'est vrai, autant te le dire franchement, à 72 balais, ça ne nous viendrait pas à l'idée de mettre la vérole dans la campagne pour zigouiller de l'animal. Ni même à 50 ans d'ailleurs. A 30 ans ? Non plus ! Jamais ? Jamais !

Le gazier à qui je cause est un viandard qui a ramassé une balle dans la poitrine dimanche 06 décembre, entre midi et deux.
Le mystère demeure (témoselle) sur les cironstances de l'accident. Tout juste sait-on que cette ouverture dans le placard du chasseur provient d'un tir lointain. Et que l'affaire est grave.
Il a été (je parle du blessé, pas du tir) conduit à l'hosto de Lorient, car oui, ce fait divers somme toute classique s'est déroulé du côté de Kergonan, lieu-dit Lann-Menhir, qui se trouve extrêmement dans le Morbihan. 

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 12:09

sanglier
Photo : O.Hervieu


Même pas digne d'un boulot d'un serial killer qui se respecte, leur passage à l'acte...Un tueur en série est certes un vrai psychotique mais quand il se laisse aller à ses pulsions malsaines et mortelles, il n'improvise pas. Ce n'est pas du grand n'importe quoi, en quelque sorte.
Tu me diras, il n'a pas éclusé avant de s'en prendre à ses victimes, lui...
Tandis que pour les viandards, c'est très approximatif...Compulsivement, ils dégomment, souvent n'importe comment et constatent par la suite.
Touché ? Raté ? Un peu merdé ? C'est pas grave, rebelote !


Regarde eux. Samedi 05 décembre, lieu-dit la Courtière, près du Lion-d'Angers, dans le Maine-et-Loire.
Le passage à l'acte s'est fait lors d'une battue au sanglier.
L'un des tueurs a fait feu sur le pauvre animal et l'a seulement blessé. Il a à nouveau tenté de le crever. Nouveau tir, tout aussi foireux. La balle de gros calibre a ricoché sur le sanglier et a terminé sa course dans la cuisse droite d'un congénère (27 ans).
Le jeune tueur d'êtres vivants a été transporté dare-dare à l'hosto d'Angers.

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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 09:27

source
Exclusif ! La source des ricochets.


Je viens d'apprendre une chose incroyable.
Au même  titre que les fleuves, les ricochets ont une source. Et la source des ricochets français, qui font tant pour la régulation des viandards, nous ne les remercierons jamais assez, est située exactement à l'endroit où nait la Loire : au Mont Gerbier de Jonc, en Haute-Ardèche.
Une nappe phréatique faite de métal liquide donne ainsi naissance à 3 petits ruisseaux qui alimentent par la suite de multiples rivières de plomb souterraines qui, d'est en ouest et du nord au sud de notre territoire, éclaboussent de temps en temps la racaille des talus.

Comment j'ai su cela ? Une coincidence troublante. L'accident que je te relate aujourd'hui s'est déroulé en Haute-Loire, à une dizaine de km du Puy-en-Velay, parallèlement au tracé de la Loire naissante. Et il est question d'un malheureux ricochet.
L'accident que je vais te relater demain s'est passé dans le Maine-et-Loire, à l'autre bout donc du parcours de ce fleuve majestueux, avant qu'il ne se jette dans l'océan. Là aussi, il y a eu ricochet.
Etonnant hein ?

Pour ce qui nous concerne immédiatement, sache qu'un chasseur s'est pris la sauce à Lantriac (43), lieu-dit Couteaux, samedi 05 décembre en fin de matinée. Les plombs ont ricoché, c'est la faute à pas de chance. Vilains, les plombs... 
Il a été conduit à l'hosto du Puy.

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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 17:09

fourrure

 

 

 

 

 

 


Tu vas lire ce texte, de Cavanna, tu vas te dire que bordel...c'est décourageant, autant pisser dans un violon ...Que jamais ça n'en finira, ces malheurs, ce sort terrible qui s'abat sur eux depuis des millénaires.
Et puis tu te diras qu'ils ne pourront jamais écrire de textes semblables,  composer des chansons et des poèmes, hurler leur révolte.
Ce sont des sans-voix. Tu es leur voix. Ne l'oublie jamais.   


"On croyait avoir gagné la bataille. Plus modestement, une bataille. Cette bataille-là. Celle de la fourrure. Ça remonte à loin. Des années. Personne n’osait plus en porter. Oh, pas par amour des bêtes au poil somptueux, même pas par pitié. Par trouille.

Il y avait eu l’époque des commandos. Qui traquaient la ******* en renard ou en vison. Les filles qui s’enfermaient dans l’ascenseur avec la poufiasse fière de son chinchilla (j’écris « chinchilla », je ne sais même pas si c’est une fourrure chère, enfin, mettons) et lui déversaient un demi-litre d’encre de Chine, ou de Javel, ou carrément d’acide sur l’ondulante toison, et puis s’esbignaient à l’étage, laissant hurler la rombière. Il y avait eu les manifs, les boutiques de fourreurs saccagées. Il y avait eu nous, Charlie Hebdo, Paule l’enragée en tête… Bref, la fourrure avait reculé. Disparu, pour ainsi dire. On était bien contents.

Ça ne pouvait pas durer. Les générations de connes succèdent aux générations de connes. Et tout est à recommencer. Les couturiers et tous ceux qui peuvent se faire du fric autour du martyre des bêtes ont fait ce qu’il fallait. La fourrure est tendance, la fourrure revient en force, c’est l’invasion massive, irrésistible.

Ce ne sont plus seulement les toisons prestigieuses, les traditionnels visons, les zibelines rarissimes, cadeaux de gros cons friqués à petites connes ambitieuses, qui font le gros du trafic, mais, figurez-vous, les peaux des chats et des chiens. Très mode, très très.

En zappant comme je zappe, je tombe l’autre jour –ne me demandez pas quelle chaîne, j’ai coupé le jus avant la fin et je me suis sauvé- sur l’horreur des horreurs. Un film pris en douce par un amateur, je suppose. Un élevage de chats. Plutôt, un endroit où l’on entreposait des chats volés. Des centaines. Ah, oui : en Chine.
Des ouvriers chinois massacraient les chats. Rationnellement. Les attrapaient par les pattes de derrière, les élevaient haut en l’air et puis les abattaient, hargne donc, de toutes leurs forces sur une espèce de billot. De vrais pros. Le chat hurlait, se débattait, la sale bête, il fallait cogner encore, et encore, il n’en finissait pas de crever. D’ailleurs, on ne le contrariait pas. Tu ne veux pas clamser ? M’en fous, pourvu que tu te tiennes peinard. Et en effet, le chat, assommé mais vivant, gigotant vaguement, était sur-le-champ ouvert du haut en bas par le spécialiste, un autre, pas le même, débarrassé de sa peau en trois coups de couteau, la peau mise à sécher et le chat jeté tout palpitant dans une espèce de poubelle à roulettes où miaulait une masse sanguinolente et bien tassée de chats sans peau.

Finalement, ce n’était peut-être pas une prise de vues clandestines. Car on nous montrait complaisamment toutes les étapes du traitement des peaux jusqu’à leur finale expédition pour l’Europe. Le massacre n’était qu’une des étapes de l’opération, présentée avec la même indifférence, le même intérêt technique que les autres. Les Chinois ont beaucoup à apprendre quant à la sensiblerie occidentale. Ce film, qui se veut peut-être de propagande, leur fait du tort.
Tant pis pour leurs gueules.   

Je voudrais qu’il soit projeté dans tous les coins pourris où des bonnes femmes s’affublent de ces peaux volées. Qu’elles touchent du doigt ce que c’est que la prestigieuse industrie de la fourrure, ce qui se passe avant que le grand couturier la drape sur les corps de ses déesses.

Oui, je me bourre le mou. Elles le savent, tout ça, ou s’en doutent. Elles ne veulent pas le savoir. On leur racontera que ce que j’ai vu là est exceptionnel, des bandits, des clandestins, qu’en vrai tout se passe en douceur, le chat s’endort tranquille, on a fait ce qu’il faut, il est heureux de donner sa peau pour que Paris soit toujours Paris… Et elles marcheront, elles ont tellement envie… Toutes le copines ont de la fourrure de chat –on ne dira pas ça comme ça, les gars du marketing auront trouvé un mot chic, un mot mode- je ne vais pas être la seule à m’en passer ! J’aurais bonne mine tiens !
Ah, oui : les chiens. Pareil.
En Chine, toujours. Cinq ou six gros lascars en train d’éclater les crânes sur des billots, sur le pavé, à tour de bras, cadences infernales, doivent pas être payés gras. Qu’ils crèvent !

Attendez-vous donc à voir rappliquer, je ne sais trop sous quelle forme, une marée d’accessoires vestimentaires à base de fourrure de chats et de chiens dans l’hiver qui vient. Savez-vous quoi ? Ils les font passer pour du synthétique i Ce qui tendrait à suggérer qu’en Chine la peau des chiens et des chats, malgré les manipulations, revient beaucoup moins cher que le Nylon ou les acryliques !

Jusqu’ici, les massacreurs de chats, chez nous, étaient des voyous ruraux qui fournissaient certaines officines fabriquant des sous-vêtements en peau de matou pour tenir au chaud les rhumatismes des vieux cons à rhumatismes. Activité d’ailleurs réprimée par la loi.
Les Chinois, qui sont un grand peuple travailleur et industrieux, ont élevé la chose aux dimensions d’une entreprise nationale.   

Je retire de tout ça l’impression débilitante que cet incessant combat contre la souffrance animale, que ces efforts sans cesse et sans cesse recommencés en faveur du respect de la vie, de toute vie, qui sont déjà si décevants quand on s’adresse à des peuples dits « évolués », se heurtent, hors de ce cercle restreint, à un formidable mur d’indifférence, pour ne pas dire de sadisme. L’Asie est terrifiante. Ne parlons pas de l’Afrique…

Oui, bon. Il y a du boulot. Les filles, à vos bouteilles d’encre ! Les gars, refusez votre coït à toute merdeuse portant fourrure !"


François Cavanna

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Animal on est mal
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 12:15

CHAMOIS


Même les cailloux en ont plein le dos, de la racaille de la talus. Avec les chutes de viandards, les éboulements, on peut se dire qu'effectivement, la nature au sens large, minérale comme végétale (que l'on songe aux gentils narbes qui provoquent des ricochets) prête son concours à la régulation de cette vérole qui empoisonne la tranquilité des écureuils, lapins, cerfs et randonneurs.

Illustration ?

Mardi 17 novembre, du côté de Villard-Reymond (Isère), village en montagne, en Oisans, une chute de pierres a obligeamment détruit le genou d'un chasseur qui, en compagnie de deux autres tueurs, traquait le chamois.

Et si les secours civils en avaient marre, eux aussi, de la vermine des bosquets ? Car tu penses bien qu'il a fallu aller le chercher, le blessé, dans cet endroit périlleux, avec un hélico de la sécurité civile et des gars du peloton de gendarmerie de haute montagne.

C'est facturé à qui, ces conneries ?

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 12:09

abolicio

brau


A compter du 15 décembre, en Catalogne, le progrès moral, l'intelligence, le coeur, auront vraisemblablement gagné le combat contre la cruauté, le sadisme et la connerie alcoolisée.
La procédure d'initiative législative populaire (Iniciativa Legislativa Popular-ILP) enclenchée par les associations anti-taurines a été validée (180163 signatures).
Le parlement de la communauté de Catalogne sera donc invité prochainement à se prononcer sur une question simple mais essentielle : faut-il interdire les corridas de muerte dans cette partie de l'Espagne ? Faut-il lui enlever cette camisole de ténèbres ?

D'après un dernier sondage, la majorité des députés des 9 partis composant la chambre parlementaire sont opposés à cette tradition ignoble qui exige que l'on tourmente un animal afin que des aliénés prennent leur pied.
Des indécis se comptent encore au sein du PSC et du CiU (alors que la droite, comme on pouvait s'y attendre, défend la corrida) mais tout laisse croire que l'abolition sera votée. Il suffira d'obtenir 67 petits votes.
On y reviendra...Promis ! 

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 12:12

radar


Samedi 28 novembre, vers midi, ce fut la stupéfaction, bientôt suivie d'un affolement légitime, dans la tour de contrôle de l'aéroport international du lieu-dit Au-dessus des Roches.
Je te rappelle, avant de continuer, que cet aéroport est occupé par le petit peuple de la forêt, à Cusance (Doubs). C'est une plate-forme multi-modale importante qui dessert surtout le couloir rhodanien, très utilisé par de nombreux volatiles.

Sur les écrans radars de la tour de contrôle est soudainement apparu un objet immense, traversant le champ à une vitesse incroyable relativement à sa taille.
Les contrôleurs ailés savent que certains oiseaux, notamment des rapaces, atteignent des vitesses aussi grandes mais le signal capturé là dépassait d'un facteur 5 la taille d'un faucon pélerin.
Un OVNI...Ils avaient détecté un OVNI !

L'agitation au dehors (ils avaient entendu les hélicos des humains, les sirènes des secours civils) laissait croire que leur appréhension était fondée.


Mais quelle ne fut pas leur déception quand, le lendemain, les zanimos apprirent que ce qu'ils avaient pris pour un OVNI était en réalité un viandard qui s'était fraisé et qui avait fait une chute de 8 mètres.
Souffrant de multiples fractures, il avait donc été hélitreuillé puis amené à l'hosto de Besançon.

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 09:00

04006003


Tu liras ci-après la lettre ouverte adressée par l'AVF (Association Végétarienne de France) au premier ministre danois alors que va s'ouvrir, dans 6 jours, le Sommet de Copenhague sur le changement climatique.
Je recommande aux lecteurs proches du collectif Ultimatum Climatique (11 associations et ONF) de bien prendre connaissance de ce texte et par la suite, d'arrêter de nous bassiner avec leurs actions à la con, type la Flash-Mob qui sera organisée à Paris le 05 décembre.
Ces gesticulations vaines, à visée purement médiatique, ne peuvent que masquer l'essentiel : moins de viande, c'est moins de réchauffement. Ainsi, en France, une seule journée 100 % végétal par semaine équivaudrait à supprimer plus de 5 millions de véhicules sur les routes.


"Le Sommet de Copenhague est une étape cruciale dans la lutte contre le réchauffement climatique. Chacun s'attend à ce que les discussions soient nombreuses et intenses ; or, le monde est en attente non seulement de paroles, mais aussi de gestes.

Nous avons l'honneur de vous soumettre l'idée d'instaurer lors de ce Sommet des menus présentant une empreinte carbone la plus basse possible, c'est-à-dire des menus végétariens et, mieux encore, végétaliens, pour tous et pour tous les jours.

Ceci serait un geste symbolique très fort marquant la volonté des participants de refréner l'emballement climatique.


L'excellence de la cuisine végétale n'est plus à prouver, et c'est l'occasion de démontrer qu'il est des choix qui ne coûtent rien en terme de confort au quotidien, mais qui apportent énormément en terme d'impact écologique.


En effet, l'exploitation des animaux d'élevage est un des facteurs majeurs - si ce n'est le principal - de pollution de la planète, d'émission de gaz à effet de serre, et d'érosion de la biodiversité, tant terrestre que marine [Livestock's Long Shadow, FAO, 2006].

Étant donné l'ampleur des dégâts, on ne peut décemment l'ignorer sans cesse, sous peine même de paraître peu informé des problèmes de notre époque [Rajendra Pachauri, Chairman, IPCC, Less Meat, Less Heat: Impacts of livestock on climate change, 2008].


Il est à noter que l'exploitation des animaux marins contribue à notre empreinte carbone - à poids égal produit - autant que le secteur de l'aviculture [Brussels Instituut voor milieubeheer, 2008 and DEFRA, UK, 2006]. La forte consommation en énergie fossile des flottes de pêche et la faible efficacité énergétique de l'aquaculture rendent illusoire le remplacement de la viande par le poisson en termes d'empreinte carbone [Diet, Energy and Global Warming, Earth Interactions, 10 (9), 2006].

Mais ce n'est pas tout…

• Les animaux d'élevage sont un gouffre à protéines, à calories, à énergie, avec des pertes avoisinant 90 %, et une rentabilité aussi désastreuse n'est durable - dans nos pays industrialisés - que grâce à l'argent des contribuables [The livestock industry and climate - EU makes bad worse, Jens Holm & Toivo Jokkala, 2008]

• L'élevage est une cause directe de déforestation - et par conséquent d'émission de carbone - dans des zones sensibles comme l'Amérique du Sud [Slaughtering the Amazon, Greenpeace, 2009]

• Il faut 8 fois plus d'eau pour produire une calorie d'origine animale qu'une calorie d'origine végétale [Saving Water: from Field to Fork. SIWI, 2008]

• La consommation d'animaux marins, quant à elle, entretient l'industrie de la pêche et donc la surexploitation des océans (37 % des espèces de poissons sont menacées), le gaspillage (pour 2 kg de poissons capturés destinés à la consommation humaine, 1 autre kg est rejeté mort à la mer et 1 autre kg est transformé en farine) et la pollution des écosystèmes côtiers par l'aquaculture (l'aquaculture de saumon en Écosse rejette quotidiennement autant de déjections que les habitants d'Édimbourg).

Et ce ne sont que quelques exemples…


Dans un pays comme le nôtre, la France, près d'un quart des émissions de gaz à effet de serre sont le fait des animaux entretenus ou pêchés pour notre consommation. Toujours en France, une seule journée 100 % végétal par semaine équivaudrait à supprimer plus de 5 millions de véhicules sur les routes.

La réalité est que la « civilisation de l'animal de consommation », telle qu'elle est poussée aujourd'hui dans ses extrêmes productivistes et propagée dans le monde entier par l'exemple occidental, est un des meilleurs leviers pour détruire la civilisation tout court.


- Depuis 2000, la calotte glaciaire du Groenland a perdu quelque 1 500 milliards de tonnes et les glaces du Groenland contiennent suffisamment d'eau pour provoquer une montée du niveau des océans de sept mètres [Science 13 November 2009: Vol. 326. no. 5955, pp. 984 – 986].

- Le permafrost contient deux fois plus de carbone que ce qui est déjà présent dans l'atmosphère et sa fonte serait catastrophique [Bad Sign for Global Warming: Thawing Permafrost Holds Vast Carbon Pool, University of Florida, 2008]


On ne peut plus passer sous silence le rôle crucial des gaz à effet de serre provenant des activités d'élevage, de pêche et d'aquaculture dans le réchauffement général et ses conséquences.

C'est pourquoi nous vous prions d'user de votre autorité de responsable du pays d'accueil du Sommet, pour faire en sorte que les menus offerts aux participants soient végétaliens, ou au moins végétariens. Le Danemark bénéficiant de savoir-faire variés, de multiples compétences, de nombreuses sources d'approvisionnement, cette option serait facilement accessible, hautement porteuse de sens et de respectabilité, car prouvant vos connaissances au sujet des problèmes climatiques actuels.


Il ne tient qu'à vous, Monsieur le Premier ministre, que les peuples et les nations qui suivront avec attention le Sommet de Copenhague en retirent le sentiment que nos dirigeants sont décidés à donner l'exemple. C'est l'occasion où jamais d'envoyer un signal fort.


Tous les repas du « contre-sommet »organisé par les ONG seront végétariens. Nous espérons que vous aurez la volonté de ne pas être en retrait mais au contraire à la pointe d'un choix de comportement véritablement éco-responsable pour le Sommet."

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Nature et vivant
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