Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 09:04

Chasseur



L'illustration que tu vois là m'a été obligeamment fournie par Franck qui la tient d'un copain ornitho. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés.
C'est, tu l'auras deviné, du Hara-Kiri tout craché mais ça n'a rien perdu de sa pertinence malgré les années qui ont passé. Il s'agit d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, un temps où les viandards étaient presque 3 millions. Malgré cela, on s'amusait à placer un autocollant "chasseurs gros cons" sur la vitre arrière de nos bagnoles.


Mais foin de nostalgie...Intéressons-nous à ce type qui s'amuse à tirer sur des chats et des chiens depuis quelques temps du côté de Cabanial (Haute-Garonne).
Un minet a d'abord été criblé de plombs puis ce fut le tour d'Elfie, une jeune chienne, tirée à bout portant au fusil de chasse.
La balle a traversé le corps de la pauvre bestiole, lui explosant les poumons au passage.
J'ai omis de te péciser que le flingue utilisé est une arme pour le gros gibier.
La pays en émoi parle d'un serial killer d'animaux domestiques. Ce ne serait pas surprenant, il y en a partout, de ces tueurs en série. Je peux même dresser leur profil.
Habituellement, ils choisissent leurs victimes parmi la faune sauvage (lièvres, sangliers, chevreuils...) mais de temps en temps, ils aiment à varier les plaisirs et à s'attaquer à des proies moins farouches. Comme les animaux de compagnie par exemple.
Tu vois à qui je pense ?

 

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 12:30

coq


Puis-je te rappeler que le journal Charlie Hebdo fait, depuis les temps immémoriaux, une place notable à la cause animale avec la chronique de Luce Lapin ?
Cette chronique, on  peut la retrouver en ligne, à cette adresse : 
http://www.charliehebdo.fr/la_puce/presentation.
Le 23 février, Luce a rappelé qu'il est encore de nos jours, dans le nord de la France, un jeux-spectacle cruel qui soulève le coeur, qui tombe bien sûr sous le coup de la loi Grammont (répression pénale des mauvais traitements commis en public contre des animaux domestiques) mais qui demeure attractif puisque protégé par cette saloperie d'alinéa 7 de l'article 521-1 du Code pénal.
Cette distraction pour tarés, c'est celle des combats de coqs.


L'article :


En Belgique, les combats de coqs sont interdits depuis 1929, et les organisateurs de combats illégaux très sévèrement sanctionnés. En France aussi les mauvais traitements aux animaux sont punis par la loi — article 521-1 du Code pénal. Leurs tortionnaires risquent une amende de 30 000 euros et deux ans d’emprisonnement. Elle est très bien, cette loi. Sauf qu’il suffit d’un alinéa, aujourd’hui le 7 (anciennement 3, puis 5), à cet article pour autoriser sévices graves et actes de cruauté sous couvert de «tradition locale»: la corrida dans le Sud, les combats de coqs dans le Nord. Alice Rallier, militante dans la protection animale, a enquêté dans le «milieu» des coqueleurs — ceux qui pratiquent les combats de coqs.

Comment se déroule un combat de coqs?

Deux coqs sont placés sur une sorte de petit ring surélevé et entouré d’un grillage d’environ 70 cm, surmonté d’une grosse ampoule qui s’allume et s’éteint pour annoncer le début et la fin d’un combat. Les coqs commencent par se regarder, mais, les secondes passant, stressés et excités par l’environnement dans lequel ils se trouvent, ils finissent par se poursuivre, puis par s’en prendre l’un à l’autre. Comme ils sont drogués et équipés pour blesser profondément leur adversaire, ces animaux déjà impressionnants au départ se livrent à une lutte d’une grande violence, en se frappant à coups de bec, et surtout de pattes. Au bout de 6 minutes, fin du temps réglementaire, l’un des deux coqs est mort ou agonisant. Si aucun des coqs n’est mort au bout de ce temps, soit ils sont représentés l’un à l’autre après un temps de repos, soit le match est considéré comme nul et on passe à la paire suivante. Le coq perdant est amené « à l’égouttoir », sorte d’entonnoir métallique fixé à un mur au-dessus d’un seau, le plus souvent à l’abri des regards (mais pas toujours), et égorgé. Il peut ensuite être vendu quelques euros et mangé. Sur le ring, deux autres coqs sont à leur tour mis l’un en face de l’autre, et les combats s’enchaînent ainsi sur plusieurs heures.

Quelle durée peuvent atteindre ces combats?

Un des records aurait eu lieu à Bouvignies en 1998: plus de 120 paires de coqs (soit 240 animaux!) se seraient affrontées, sur 28 heures de combat d’affilée. En moyenne, «on bat» (c’est l’expression qu’emploient les coqueleurs) une dizaine de coqs à l’heure. Les coqueleurs belges, qui ne peuvent pas pratiquer légalement en Belgique, où les combats de coqs ont été interdits, n’hésitent pas à se déplacer dans les gallodromes (lieux où les combats de coqs ont lieu) français avec plusieurs dizaines de coqs. Le massacre est estimé entre 10000 et 50000 animaux par an.

Quels coqs utilise-t-on?

Ce ne sont pas les coqs de basse-cour qu’on a l’habitude de voir. Ils appartiennent à une race spéciale, le «combattant du Nord», que l’on n’a de cesse de «perfectionner» pour qu’elle donne les individus le plus agressifs possibles. Ces animaux, qui pèsent plusieurs kilos, sont très impressionnants. Comme tous les coqs, et beaucoup d’animaux mâles en général, ils supportent mal la rivalité avec les autres coqs. Dans la psychologie du coq, il y a en effet le désir de régner sur toutes les poules, et la présence d’un autre coq est perçue comme une agression. Cela dit, même s’il y a une base naturelle à l’agressivité qu’un coq peut éprouver envers l’un de ses congénères du même sexe, tout est fait pour exacerber cette agressivité au maximum, par les procédés les plus vils.

Où sont-ils élevés, et dans quelles conditions?

Il existerait environ 4 000 élevages de coqs dits «de combat» dans la région Nord-Pas-de-Calais, de confort et de propreté très variables. Certains, très «beaux» et bien tenus, sont dans des petites maisons individuelles grillagées, à l’abri du vent et de la pluie. Mais beaucoup d’autres sont enfermés dans des cages d’une crasse insoutenable, ou confinés dans des tonneaux posés à même le sol, bouchés par une planche de bois, dans le noir. Dans tous les cas, les conditions ne sont pas des conditions de vie naturelles pour un coq, animal qui est fait pour avoir des congénères autour de lui, passer du temps à chercher sa nourriture dans les herbes, se percher pour chanter le matin, etc. Dans son box ou sa cage, le coq n’a rien d’autre à faire que manger, boire et tourner en rond. Cela ne favorise pas sa sociabilité envers ses congénères. Certaines municipalités accordent des passe-droits à certains éleveurs et les autorisent à avoir des élevages de coqs en plein centre-ville, chose normalement interdite en raison des nuisances causées par ces animaux, qui ont un cri très puissant, sans parler du risque que l’évasion de l’un d’entre eux ferait éventuellement courir aux autres animaux (chiens, chats). Les coqs subissent des mutilations, notamment de la crête, pour les préparer au combat.

Décrivez-nous les différentes phases de préparation d’un combat.

Le jour du combat, le coq est placé dans un panier en osier ou en bois (avec des trous pour respirer), opaque, car, selon les coqueleurs, si le coq voyait un autre coq à travers son panier, de fureur, il ferait une crise cardiaque. En réalité, il s’agit de maintenir le coq éloigné de ses congénères le plus longtemps possible, afin que le choc psychologique soit le plus grand possible lors de la confrontation sur le ring. Arrivé au gallodrome, le coqueleur sort le coq du panier, et, à l’aide d’un «armeur», prépare le coq au combat: il lui fixe une longue pique (dont la longueur légale maximale est de 52 mm, soit plus de 5 cm) sur chaque ergot, ceci afin de blesser plus profondément l’adversaire. Il lui fait ensuite avaler quelques gouttes d’un liquide destiné à le rendre encore plus «combatif» (car la honte du coqueleur, c’est d’avoir un coq qui fuit le combat), un mélange d’alcool à 90° et d’un produit connu sous le nom de «Démézan» (un nom «bidon», selon ma source), que l’on se procure à la pharmacie locale. Le combat a lieu comme décrit plus haut. Le coq, qui se retrouve brusquement en pleine lumière, dans un espace réduit, un environnement stressant et en présence d’un autre coq inconnu, a une réaction de stupeur puis d’agressivité envers ce congénère et l’attaque au bout de quelques secondes ou minutes. Si le coq perdant n’est pas tué, il mettra deux à trois semaines à se remettre de ses blessures, avant de repartir au combat. Certains se vantent d’avoir des coqs vainqueurs de près de trente combats. Mais le plus souvent, le coq, qui finit toujours par tomber sur plus fort que lui, ne survit qu’à quatre ou cinq combats.

Où se trouvent les gallodromes, et quel public assiste à ces combats?

Les gallodromes se situent soit dans des arrière-cours de cafés, soit dans des salles municipales classiques. Les combats se déroulent sous le regard passionné des coqueleurs, qui parient sur tel ou tel coq (des billets circulent de main en main) ou se contentent de regarder le spectacle. Le public est à dominante masculine et d’âge mûr, mais il y a aussi des femmes, des jeunes couples et des enfants. L’alcool est très présent. Il y aurait plus de 80000 amateurs dans la région, dont 5000 inconditionnels. Ces passionnés sont regroupés dans une Fédération, la Fédération des coqueleurs du Nord de la France.

Y a-t-il, comme pour la corrida, des affiches annonçant les dates de combats et les lieux où ils se déroulent?

Ces coqueleurs, qui se surnomment eux-mêmes «sociétés discrètes», forment un milieu fermé: on peut vivre des dizaines d’années dans le Nord-Pas-de-Calais en ignorant qu’il se tient des combats de coqs à dix minutes de chez soi. La passion se transmettant par filiation (principalement de père en fils, les femmes étant en général moins intéressées), on a peu de chances d’entrer un jour dans le milieu des combats de coqs si on n’est pas soi-même fils ou fille de coqueleur, car les combats de coqs, pour lesquels il est interdit de faire la publicité, n’attirent pratiquement aucun public venu de l’extérieur. C’est un milieu assez simple et peu cultivé (le combat de coqs est à la base une tradition d’origine ouvrière). Selon un coqueleur ayant pris ses distances avec le milieu mais ayant exercé d’importantes responsabilités au sein de la Fédération, «85 % des gens de ce milieu sont des imbéciles».

Les arguments des coqueleurs justifiant ces combats semblent les mêmes que ceux utilisés par les aficionados pour légitimer les corridas…

«C’est grâce aux éleveurs que les coqs vivent encore.» Mais les passionnés de la race pourraient très bien préserver quelques individus sans se sentir obligés de conduire à terme la totalité de leur cheptel à l’égouttoir. «Ils sont élevés en parcours libre jusqu’à 6 mois.» Le concept de « parcours libre » est à géométrie variable selon les éleveurs, cela a été constaté. Mais même dans le cas où cela serait vrai, cela n’excuse en rien le sort réservé au coq au-delà de ses six mois d’existence. «Si on ne les faisait pas combattre, ils se battraient tout seuls ou attraperaient un coup de sang et ne dépasseraient pas 2 ans.» Pour juger de ceci, il faudrait encore que les animaux observés soient élevés normalement, dans un environnement conforme à leurs besoins, notamment sociaux. Accuser un animal d’agressivité alors que l’on fait tout pour lui développer cette caractéristique n’est pas honnête. «C’est notre patrimoine.» C’est faux, les combats de coqs ont été amenés par les immigrés flamands. Les Lillois de vieille souche ne les aimaient pas.

Que dit la loi?

Après plusieurs interdictions (loi Gramont du 2 juillet 1830, arrêté préfectoral du 11 février 1852), les combats de coqs ont été de nouveau autorisés par de Gaulle, le 8 juillet 1964, qui a déclaré: «Puisque l’on mange les coqs, il faut bien qu’ils meurent.» Le 8 décembre 1993, un arrêt de la cour d’appel de Douai a proclamé les combats de coqs tradition locale ininterrompue.

Comment peut-on s’opposer à cette «tradition»?

Actuellement, aucune opposition autre que de principe n’existe contre les combats de coqs. Aucune campagne n’est menée. Deux «obstacles» principaux (en réalité, de très bons points) à la lutte contre les combats de coqs. Tout d’abord, une impopularité quasi totale. Rares sont les Nordistes qui approuvent les combats de coqs, parce que, d’une part, beaucoup en ignorent l’existence, et parce que cette pratique a une image lamentable d’autre part. Le combat de coqs n’ayant pas le côté «chic» que certains trouvent à la corrida, aucune célébrité ne vient non plus assister à un combat de coqs pour améliorer son image et se faire photographier par la presse people.
Un combat de coqs, c’est laid, sale, vulgaire, et globalement misérable à tous les niveaux. Aucune musique, fanfare ou tralala d’aucune sorte ne vient tenter de «remonter» esthétiquement le tout: un combat de coqs, c’est la violence et la mort avec des plumes et de la poussière qui volent autour, et pas grand-chose d’autre.
Il faut vraiment beaucoup d’imagination (ou d’alcool) pour trouver de la beauté là-dedans. Par ailleurs, le combat de coqs n’étant réservé qu’aux gens du milieu (les billetteries pour les combats de coqs n’existent pas, aucune information publique sur ces événements ne circule, ni dans les calendriers culturels de la région, ni dans les médias locaux, ou alors exceptionnellement, demandez à assister à un combat de coqs à l’office du tourisme et on va vous regarder avec des yeux ronds), il n’y a pas comme dans le cas de la corrida un public de touristes, de curieux ou d’ignorants à convertir, d’autant que la publicité est interdite. Mais les passionnés, eux, sont irrécupérables.

Un espoir, malgré tout?

Une solution pour accélérer le déclin des coqueleurs serait peut-être de faire interdire l’accès aux combats de coqs aux enfants. La passion se transmettant par filiation, cela handicaperait beaucoup le renouvellement des rangs des coqueleurs. L’argument à avancer est évident : un combat de coqs est un spectacle d’une violence terrible, susceptible de traumatiser durablement les enfants.

Propos recueillis par Luce Lapin
20 février 2010

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 09:43

crapaud



Le crapaud


Que savons-nous ? qui donc connaît le fond des choses ?
Le couchant rayonnait dans les nuages roses ;
C'était la fin d'un jour d'orage, et l'occident
Changeait l'ondée en flamme en son brasier ardent ;
Près d'une ornière, au bord d'une flaque de pluie,
Un crapaud regardait le ciel, bête éblouie ;
Grave, il songeait ; l'horreur contemplait la splendeur.
(Oh ! pourquoi la souffrance et pourquoi la laideur ?
Hélas ! le bas-empire est couvert d'Augustules,
Les Césars de forfaits, les crapauds de pustules,
Comme le pré de fleurs et le ciel de soleils !)
Les feuilles s'empourpraient dans les arbres vermeils ;
L'eau miroitait, mêlée à l'herbe, dans l'ornière ;
Le soir se déployait ainsi qu'une bannière ;
L'oiseau baissait la voix dans le jour affaibli ;
Tout s'apaisait, dans l'air, sur l'onde ; et, plein d'oubli,
Le crapaud, sans effroi, sans honte, sans colère,
Doux, regardait la grande auréole solaire ;
Peut-être le maudit se sentait-il béni,
Pas de bête qui n'ait un reflet d'infini ;
Pas de prunelle abjecte et vile que ne touche
L'éclair d'en haut, parfois tendre et parfois farouche ;
Pas de monstre chétif, louche, impur, chassieux,
Qui n'ait l'immensité des astres dans les yeux.

Un homme qui passait vit la hideuse bête,
Et, frémissant, lui mit son talon sur la tête ;
C'était un prêtre ayant un livre qu'il lisait ;
Puis une femme, avec une fleur au corset,
Vint et lui creva l'œil du bout de son ombrelle ;
Et le prêtre était vieux, et la femme était belle.

Vinrent quatre écoliers, sereins comme le ciel.
– J'étais enfant, j'étais petit, j'étais cruel ; –
Tout homme sur la terre, où l'âme erre asservie,
Peut commencer ainsi le récit de sa vie.
On a le jeu, l'ivresse et l'aube dans les yeux,
On a sa mère, on est des écoliers joyeux,
De petits hommes gais, respirant l'atmosphère
À pleins poumons, aimés, libres, contents ; que faire
Sinon de torturer quelque être malheureux ?
Le crapaud se traînait au fond du chemin creux.

C'était l'heure où des champs les profondeurs s'azurent ;
Fauve, il cherchait la nuit ; les enfants l'aperçurent
Et crièrent : « Tuons ce vilain animal,
Et, puisqu'il est si laid, faisons-lui bien du mal ! »
Et chacun d'eux, riant, – l'enfant rit quand il tue, –
Se mit à le piquer d'une branche pointue,
Élargissant le trou de l'œil crevé, blessant
Les blessures, ravis, applaudis du passant ;
Car les passants riaient ; et l'ombre sépulcrale
Couvrait ce noir martyr qui n'a pas même un râle,
Et le sang, sang affreux, de toutes parts coulait
Sur ce pauvre être ayant pour crime d'être laid ;
Il fuyait ; il avait une patte arrachée ;
Un enfant le frappait d'une pelle ébréchée ;
Et chaque coup faisait écumer ce proscrit
Qui, même quand le jour sur sa tête sourit,
Même sous le grand ciel, rampe au fond d'une cave ;
Et les enfants disaient : « Est-il méchant ! il bave ! »
Son front saignait ; son œil pendait ; dans le genêt
Et la ronce, effroyable à voir, il cheminait ;
On eût dit qu'il sortait de quelque affreuse serre ;
Oh ! la sombre action, empirer la misère !
Ajouter de l'horreur à la difformité !
Disloqué, de cailloux en cailloux cahoté,
Il respirait toujours ; sans abri, sans asile,
Il rampait ; on eût dit que la mort, difficile,
Le trouvait si hideux qu'elle le refusait ;
Les enfants le voulaient saisir dans un lacet,
Mais il leur échappa, glissant le long des haies ;
L'ornière était béante, il y traîna ses plaies
Et s'y plongea, sanglant, brisé, le crâne ouvert,
Sentant quelque fraîcheur dans ce cloaque vert,
Lavant la cruauté de l'homme en cette boue ;
Et les enfants, avec le printemps sur la joue,
Blonds, charmants, ne s'étaient jamais tant divertis ;
Tous parlaient à la fois et les grands aux petits
Criaient : «Viens voir! dis donc, Adolphe, dis donc, Pierre,
Allons pour l'achever prendre une grosse pierre ! »
Tous ensemble, sur l'être au hasard exécré,
Ils fixaient leurs regards, et le désespéré
Regardait s'incliner sur lui ces fronts horribles.
– Hélas ! ayons des buts, mais n'ayons pas de cibles ;
Quand nous visons un point de l'horizon humain,
Ayons la vie, et non la mort, dans notre main. –
Tous les yeux poursuivaient le crapaud dans la vase ;
C'était de la fureur et c'était de l'extase ;
Un des enfants revint, apportant un pavé,
Pesant, mais pour le mal aisément soulevé,
Et dit : « Nous allons voir comment cela va faire. »

Or, en ce même instant, juste à ce point de terre,
Le hasard amenait un chariot très lourd
Traîné par un vieux âne éclopé, maigre et sourd ;
Cet âne harassé, boiteux et lamentable,
Après un jour de marche approchait de l'étable ;
Il roulait la charrette et portait un panier ;
Chaque pas qu'il faisait semblait l'avant-dernier ;
Cette bête marchait, battue, exténuée ;
Les coups l'enveloppaient ainsi qu'une nuée ;
Il avait dans ses yeux voilés d'une vapeur
Cette stupidité qui peut-être est stupeur ;
Et l'ornière était creuse, et si pleine de boue
Et d'un versant si dur que chaque tour de roue
Était comme un lugubre et rauque arrachement ;
Et l'âne allait geignant et l'ânier blasphémant ;
La route descendait et poussait la bourrique ;
L'âne songeait, passif, sous le fouet, sous la trique,
Dans une profondeur où l'homme ne va pas.

Les enfants entendant cette roue et ce pas,
Se tournèrent bruyants et virent la charrette :
« Ne mets pas le pavé sur le crapaud. Arrête ! »
Crièrent-ils. « Vois-tu, la voiture descend
Et va passer dessus, c'est bien plus amusant. »

Tous regardaient. Soudain, avançant dans l'ornière
Où le monstre attendait sa torture dernière,
L'âne vit le crapaud, et, triste, – hélas ! penché
Sur un plus triste, – lourd, rompu, morne, écorché,
Il sembla le flairer avec sa tête basse ;
Ce forçat, ce damné, ce patient, fit grâce ;
Il rassembla sa force éteinte, et, roidissant
Sa chaîne et son licou sur ses muscles en sang,
Résistant à l'ânier qui lui criait : Avance !
Maîtrisant du fardeau l'affreuse connivence,
Avec sa lassitude acceptant le combat,
Tirant le chariot et soulevant le bât,
Hagard, il détourna la roue inexorable,
Laissant derrière lui vivre ce misérable ;
Puis, sous un coup de fouet, il reprit son chemin.

Alors, lâchant la pierre échappée à sa main,
Un des enfants – celui qui conte cette histoire, –
Sous la voûte infinie à la fois bleue et noire,
Entendit une voix qui lui disait : Sois bon !

Bonté de l'idiot ! diamant du charbon !
Sainte énigme ! lumière auguste des ténèbres !
Les célestes n'ont rien de plus que les funèbres
Si les funèbres, groupe aveugle et châtié,
Songent, et, n'ayant pas la joie, ont la pitié.
Ô spectacle sacré ! l'ombre secourant l'ombre,
L'âme obscure venant en aide à l'âme sombre,
Le stupide, attendri, sur l'affreux se penchant,
Le damné bon faisant rêver l'élu méchant !
L'animal avançant lorsque l'homme recule !
Dans la sérénité du pâle crépuscule,
La brute par moments pense et sent qu'elle est sœur
De la mystérieuse et profonde douceur ;
Il suffit qu'un éclair de grâce brille en elle
Pour qu'elle soit égale à l'étoile éternelle ;

Le baudet qui, rentrant le soir, surchargé, las,
Mourant, sentant saigner ses pauvres sabots plats,
Fait quelques pas de plus, s'écarte et se dérange
Pour ne pas écraser un crapaud dans la fange,
Cet âne abject, souillé, meurtri sous le bâton,
Est plus saint que Socrate et plus grand que Platon.

Tu cherches, philosophe ? Ô penseur, tu médites ?
Veux-tu trouver le vrai sous nos brumes maudites ?
Crois, pleure, abîme-toi dans l'insondable amour !
Quiconque est bon voit clair dans l'obscur carrefour ;
Quiconque est bon habite un coin du ciel. Ô sage,
La bonté, qui du monde éclaire le visage,
La bonté, ce regard du matin ingénu,
La bonté, pur rayon qui chauffe l'inconnu,
Instinct qui, dans la nuit et dans la souffrance, aime,
Est le trait d'union ineffable et suprême
Qui joint, dans l'ombre, hélas ! si lugubre souvent,
Le grand innocent, l'âne, à Dieu le grand savant.


Victor Hugo- La légende des siècles

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Animal on est mal
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 12:19

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Il est quand même plaisant de constater Ô combien la mafia tauromachique est au taquet...De vérifier, encore une fois, qu'elle a la tête dans le sac et le moral dans les chaussettes.
L'Hérault-Tribune, le journal du pays d'Agde, vient ainsi de révéler, sous la plume de Thierry Hély, à quel point elle en est, cette toromafia, pour en arriver à truander aussi puérilement pour sauver les meubles.
Je t'explique : à l'automne dernier, souviens-t'en, les catalans saisissaient leur parlement régional sur le problème posé par la corrida. Appuyée par une mobilisation massive, cette inititiative populaire a ouvert les portes de cette enceinte et ça discute d'ailleurs en ce moment sur l'opportunité d'abolir cette distraction pour vicieux refoulés.

Tétanisé par la réussite de la lutte anti corrida en Catalogne, un collectif d'élus français, conduit par H.Schiavetti, le maire d'Arles, ci-devant président de l'Union des Villes Taurines de France (et alors même qu'ils n'étaient pas mandatés à cet effet), a pris la peine de s'immiscer dans le débat et a adressé une bafouille, datée du 30/11/2009, aux parlementaires catalans pour les inviter à réfléchir à deux fois avant de signer la fin de la tradition tauromachique, tout ça accompagné du blabla classique gerbant.

Le plus rigolo, si on veux, c'est que cette lettre tout à fait officielle était lestée d'une pétition regroupant les signatures d'élus de la République en exercice favorables à la corrida.
Et quand nos amis de la FLAC ont examiné ladite liste, ils sont tombés de l'arbre.
Y étaient incorporés les noms de 3 élus décédés, ceux de 6 maires qui n'ont jamais été élus, ceux de 19 députés dont le mandat avait pris fin depuis plus de 2 ans et...les noms de 2 députés et 1 maire connus pour leur engagement anti corrida (Cl.Marcos, F.Roubaud et J-M Calvet) !
Et je te passe les gars dont les signatures apparaissent 2 ou 3 fois (comme H.Schiavetti, ça c'est une surprise). 

La manip' aurait pu être bien foutue; mais non; c'est pathétique, indigne et loupé. La totale !


Le lien :

http://www.herault-tribune.com/articles/6988/scandale-en-perspective/

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 12:19

news_090320_1_Singapore__20whale__20shark__20campaign


Cette affiche a servi de support aux associations SSCS (Sea Shepherd Conservation Society) et PeTA pour appuyer une campagne visant à faire renoncer à Resorts World Sentosa, un parc d'attraction/casino/océarium (le fric, ma bonne dame, y'a que ça de vrai) de Singapour, la capture de requins baleines (15 mètres de long, une paille; c'est le plus grand poisson de la mer) pour agrémenter ses aquariums à la con et exciter le bon peuple qui, goinfré de pop-corn, n'en revient pas de voir ces bêtes si magnifiques évoluer devant eux et gna gna gna...
 
Au passage, cette bestiole est placée sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN. Au passage...
Tout ça pour dire qu'au delà de la prétention vile et mercantile, ça rime, c'est fait exprès, d'exhiber de splendides animaux sauvages (qui descendent jusqu'à 980 mètres de profondeur) dans des bocaux à péage, il y a le fait, rappelé dans un bouquin un peu érudit, mais singulièrement intéressant, que pour un spécimen capturé et logé dans un zoo, dix de ses congénères ont été tués, d'une manière ou d'une autre.
Ce livre, c'est Zoos. Histoire des jardins zoologiques en Occident, d’Eric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier.
Certes, il couvre la longue et malheureuse histoire de l'appropriation de la faune sauvage en occident tout au long des siècles qui ont suivi l'ère moderne.
Mais pourquoi voudrais-tu que ce soit vraiment différent de nos jours ?
Les trafiquants et dealers de la faune sauvage auraient-ils eu de soudains scrupules ?
Ce business ne contribue-t-il pas, au même titre que la dégradation des habitats naturels, à l'extinction des espèces ?
Gardons en mémoire que 1226 espèces sont menacées de disparition.

Tu veux déprimer ?
Va faire un tour sur le site du RWS : http://www.sentosa.com.sg/index.html


Life is money. 

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Nature et vivant
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 12:20

eleph_assis_pinder


Le cirque Pinder a été condamné (le 29 janvier dernier) par le Tribunal de Grande Instance de Valence pour détention illégale des éléphantes Saba et Dehli et d'un jaguar (Bagheera). La saisie des animaux et de leurs camions a été ordonnée au profit de la Fondation 30 millions d'amis et la Fondation Assistance aux Animaux.
Cette saisie peut être imminente.


Mr Gilbert Edelstein, responsable du cirque et Président du syndicat national du cirque s'est dit déterminé à s'opposer à la saisie de ses animaux. Il fulmine et dit qu'il n'a jamais vu ça (il a 72 ans). Les éléphantes n'avaient, non plus, jamais imaginé qu'on puisse les contraindre à rester en équilibre sur une jambe.


Rappelons par ailleurs que ces animaux présentent des troubles du comportement et sont soumis à des postures inacceptables. Par exemple, faire asseoir un éléphant (ci-joint) conduit à une pression excessive sur le diaphragme pouvant causer une hernie "en quel cas la paroi musculaire se rompt et les organes internes sont poussés à travers cette déchirure. C’est un état grave qui peut entraîner la mort si les organes concernés par le prolapsus (intestins, vessie, utérus) subissent un étranglement et se nécrosent.Cette pression interne causée lors de ces exercices est bien connue des dompteurs dans le milieu du cirque; ceux-ci font commande couramment à leurs éléphants de déféquer avant d’entrer en piste pour éviter que cela n’arrive pendant le numéro."

Source : Code Animal-http://www.code-animal.com/

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Animal on est mal
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 12:20

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Le 24 février, Tilikum, une orque épaulard mâle de 30 ans, faisant 5,4 tonnes, a attrapé Dawn Brancheau, sa dresseuse, par les cheveux et l'a entraînée, entre ses mâchoires, au fond du bassin où elle s'exhibe devant petits et grands au Sea World Park d'Orlando, en Floride.
La jeune femme est décédée.
Tilikum a déjà agit ainsi par deux fois auparavant, tuant ses dresseurs.

Mais 'the show must go on'... Le spectacle continue, répète la direction de ces parcs d''attraction. Pas question d'en cesser avec ces shows...Gardons ce redoutable et magnifique prédateur en captivité. Frites, beignets et frissons garantis.

Rick O' Barry, ancien dresseur de dauphins (il a dressé le célèbre Flipper) repenti, aujourd'hui pourfendeur de ces parcs d'attraction aquatiques et farouche militant de la cause des dauphins, ne décolère pas : "En plus de la tristesse de cet événement tragique, on ne peut s'empêcher de ressentir de la colère envers ceux qui persistent à monter des spectacles avec ces créatures sauvages dans des environnements qui peuvent les conduire à la violence".

Paul Watson, l'emblématique président de Sea Shepherd Conservation Society, a croisé un jour le chemin de Tilikum.
Voici ce qu'il raconte :

"Je ne peux pas vraiment reprocher à Tilikum ce qu'elle a fait. Si on m'avait sorti des océans pour me jeter pendant quarante ans dans une cellule de prison en béton, j'aurais aussi tendance à être un petit peu énervé.

Aucune personne raisonnable ne traverserait sans escorte la cour d'exercice d'une prison de sécurité maximale. Il est irresponsable de la part d'un être humain vulnérable de tourner le dos à une orque captive, stressée et affamée – le prédateur le plus redoutable de la planète.

D'ailleurs, j'ai rencontré Tilikum: dans les années 80, j'ai visité le SeaLand du Pacifique, spécialement invité par Bob Wright, propriétaire des lieux. Il voulait que je constate directement en quoi consistait son business. Je me suis assis au bord du bassin et ai caressé la tête de cette orque immense. J'ai aussi mis ma main dans sa bouche et passé ma paume sur sa langue afin qu'elle puisse sentir que je n'avais pas peur d'elle. Je me rappelle avoir regardé dans l'oeil gauche de ce prédateur magnifique et avoir vu de la résignation et de la tristesse. Elle n'était pas heureuse.

J'ai su à ce moment-là, et je le sais encore, que la place de Tilikum n'était pas dans une piscine et qu'elle n'avait rien à y faire.

Je pense qu'une seule option honorable s'offre à Sea World: rendre Tilikum à sa maison, la mer. Son pod peut-être identifié et Sea World a l'argent, les connaissances et la technologie nécessaires pour faire ce qui est juste dans l'intérêt de l'orque et de l'humanité.

Si Sea World ne ramène pas Tilikum à la mer, alors la prochaine fois qu'un être humain trouvera la mort, victime d'une orque en colère et frustrée, ce ne sera pas juste une autre tragédie mais de la négligence intentionnelle."

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 12:22

visons


Communiqué de la Fondation Brigitte Bardot


La Fourrure française ne craint pas le ridicule !

L’association chargée de défendre les intérêts des fourreurs français dénonce aujourd’hui le manque de "décence et de loyauté "de la campagne intitulée "Porter de la fourrure, c’est porter la mort !".

Et pourtant, la Fondation Brigitte Bardot fait bien ici le constat évident que pour obtenir un seul manteau de fourrure, plusieurs dizaines d’animaux doivent être tués.

Loin d’être mensongère ou indécente, cette campagne met en avant ce que la filière de la fourrure tente de cacher au travers de déclarations délibérément trompeuses comme celle consistant à faire croire aux citoyens que l’industrie de la fourrure serait "propre et écologique".

Comment donner une once de crédit à de tels propos face aux carnages environnementaux que représentent les élevages de visons français ainsi que l’importation en grande quantité de peaux venant par camions ou avions !

La Fourrure Française persiste et signe dans sa tentative de censure.

En décembre 2008, La Fourrure française n’avait déjà pas su convaincre le Jury de Déontologie Publicitaire de l’ARPP malgré de nombreux "arguments"avancés à l’encontre d’une précédente campagne de la Fondation.

Pour Maitre Kelidjian, l’avocat de la Fondation Brigitte Bardot, "il est totalement surréaliste que la Fourrure Française fonde sa plainte sur un principe de responsabilité sociale et s’abrite derrière la notion de développement durable pour justifier une activité économique qui va singulièrement à l’encontre du respect de la nature et des espèces animales."

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 12:23

chien
photo : Le Courrier picard



Le chien que tu vois sur la photo, il ne fait pas dodo.
Il est mort.
Baignant dans ses déjections.
Cela faisait trois ans que son maître l'avait enfermé dans un appentis sordide, bouclé à double tour. Il avait même cloué les portes, c'est dire.
De temps en temps, il lui balançait à manger.
Dans la nuit du 07 au 08 janvier dernier, le malheureux toutou a hurlé sans discontinuer.
Les riverains de Ponthoile (Somme) ont alerté les gendarmes qui ont trouvé l'animal martyrisé sans vie.
Le type qui a fait ça fait partie de ces déséquilibrés, qui sont un peu plus d'un million en France, qui pourrissent la vie de centaines de milliers de promeneurs et randonneurs huit mois sur douze et qui font des forêts et des campagnes des cimetières.
C'est un viandard.
Pourquoi a-t-il fait ça ? Pour punir le chien car il trouvait que ce dernier 'manquait de nez à la chasse'.

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 12:22

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Je t'ai déjà entretenu du projet fou de la toromafia française de faire inscrire la corrida au patrimoine immatériel de l'Humanité.
Des tortionnaires promoteurs d'une initiative culturelle semblable, ça laisse songeur...On se dit que jamais ça ne passera, que l'UNESCO, cette agence des Nations Unies spécialisée dans la science, la culture et l'éducation  se sentira a priori humiliée de devoir se saisir d'une telle demande, si éloignée des valeurs qu'elle développe...
Et bien non.
C'est un peu plus compliqué que ça.

Les zigouilleurs de toros savent pertinemment que ce sont les états membres de l'UNESCO qui proposent l'inscription de trésors patrimoniaux. En ce qui concerne la France, cette liste est préparée par le Ministère de la culture.
Le ministre actuel est peu suspect de complaisance avec cette tradition sadique mais un ministre est bien seul face à un président de la République, un premier ministre, plusieurs membres du gouvernement et un groupe parlementaire étoffé qui eux, salivent en matant le supplice d'une bestiole préparée pour.

C'est bien la raison pour laquelle le CRAC (Comité Radicalement Anti Corrida) Europe te sollicite pour signer une pétition, d'abord à destination des citoyens français mais qui sera étendue à de nombreux pays, pour dire que non, nous ne voulons pas d'une telle fumisterie.

Tu auras bien compris qu'il convient de s'occuper du problème en amont et de ne pas attendre qu'il soit trop tard.

La pétition, elle est dispo ici, sur le site créé pour l'occasion : http://www.unesco-anticorrida.com/

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 12:31

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On dit qu'un assassin revient toujours sur les lieux du crime, pour mesurer l'effet qu'il a eu, appécier la détresse des gens, vérifier un ou deux détails, enlever une trace compromettante, pourquoi pas...Et de toute façon, il est familier de l'endroit, il en a fait le tour maintes fois.
Un chasseur, c'est pareil. Il revient sur la scène de ses méfaits; la curiosité mâtinée de pulsions l'y invite. Il ne peut s'en empêcher.

Mais quand même ! Ce jour là ! Faut oser !
C'était dimanche 28 février, tu sais, ce dimanche qui a vu la tempête Xynthia débouler sur la facade atlantique.
Lui, il est sorti avec son véhicule du côté de Melrand, dans le Morbihan.
On a bien retrouvé la bagnole, totalement immergée dans la Sarre, qui avait débordé, mais point de chasseur.
Oukilé ?

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 12:31

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On dit qu'un assassin revient toujours sur les lieux du crime, pour mesurer l'effet qu'il a eu, appécier la détresse des gens, vérifier un ou deux détails, enlever une trace compromettante, pourquoi pas...Et de toute façon, il est familier de l'endroit, il en a fait le tour maintes fois.
Un chasseur, c'est pareil. Il revient sur la scène de ses méfaits; la curiosité mâtinée de pulsions l'y invite. Il ne peut s'en empêcher.

Mais quand même ! Ce jour là ! Faut oser !
C'était dimanche 28 février, tu sais, ce dimanche qui a vu la tempête Xynthia débouler sur la facade atlantique.
Lui, il est sorti avec son véhicule du côté de Melrand, dans le Morbihan.
On a bien retrouvé la bagnole, totalement immergée dans la Sarre, qui avait débordé, mais point de chasseur.
Oukilé ?

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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 12:19

anti_corrida_beziers_reduit

Illustration tirée du site du COLBAC http://www.colbac.fr



Tu te rappelles de cette répartie de Jean-Marie Le Pen qui disait, en substance, qu'il n'était pas raciste, la preuve, il avait des amis noirs ?
Je vais te présenter l'équivalent, c'est comme qui dirait un Werner von Ebrennac du pauvre.

Werner von Ebrennac, c'est l'un des personnages importants du livre Le Silence de la Mer de Vercors. C'est cet officier supérieur allemand, humaniste, cultivé, extrêmement poli, loyal, qui occupe la maison d'un oncle et de sa nièce.
Ces derniers, elle surtout, repoussent toutes les tentatives d'approche, d'entente, de l'officier, se réfugiant dans un silence farouche, refusant de le saluer, le regardant sans le voir; et ce pour une seule et simple raison : il représente l'ennemi.
 
Bernard, appelons-le ainsi puisque c'est comme ça que le quotidien La Dépêche du Midi l'appelle, est a priori un type super.
C'est l'ami des animaux. A tel point que ceux qui le connaissent bien n'hésitent pas à le comparer à B.B.
Brigitte Bardot, la pasionaria de la cause animale ! Rien que ça !
Bernard vit entouré d'animaux : chèvres, cochons, ânesse, faisans, poules, lapins, chiens, chats...
Pourquoi ne viendrait-il pas sur ce blog ? Il serait accueilli comme il se doit.

Bernard est l'ami des animaux. Il se présente de cette façon. Il aimerait bien qu'on le recoive comme tel. Il habite Nérac, dans le Lot-et-Garonne.
Sauf que.
Bernard est aficionado.
Il aime la corrida.
Mieux que ça.
C'est le président du club taurin néracais.
Plus passionné que lui de corrida, c'est difficile de trouver.

Il défend becs et ongles la corrida parce que sans cette tradition, "il n'y aurait plus de taureaux, la race disparaîtrait."

Demain, je te parlerai d'un taliban ami de la cause féministe.

Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 18:33

Alexander_McQueen_fur.jpg

La Fédération des familles et proches d'écorchés vifs s'élève avec vigueur contre le retour en grâce de la fourrure dans le prêt-à-porter et la haute couture.

Elle regrette profondément que de sales types à la réputation surfaite exigent encore aujourd'hui d'utiliser des pièces et accessoires en fourrure pour leurs créations.

A cet effet, la Fédération a décidé d'accorder la plus haute distinction honorifique, à savoir la grand-croix de l'ordre du poil mouillé qui sent pas bon, à la corde qui a soutenu Alexander Mc Queen, styliste britannique réputé pour son goût pour les peaux et têtes de renard.

Rappelons que ce créateur de mode, multirécidiviste de la nippe sanglante et macabre, s'est pendu haut et court le 11 février dernier.


Bon débarras.

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 12:15

affiche_web_manif_corrida


Et bien voilà, les déséquilibrés saturés de frustrations vont reprendre le chemin des arènes. La saison tauromachique redémarre, sous les auspices de la crise économique et d'une désaffection croissante.
La tauromafia va se faire du blé en se faisant la main sur des animaux livrés à sa merci. Merci les subsides publics, d'ailleurs. Sans ces concours octroyés par des élus qui salivent devant le supplice d'un être vivant sensible, il n'y aurait déjà plus de corridas.

Nos amis du Sud-Ouest, la FLAC, la Fondation Brigitte Bardot, la COGICA, 30 Millions d'Amis, l'hôtel Négresco, l'association Stéphane Lamart, L214, l'AEI, appellent à une manifestation contre le rendez-vous taurin 'Musica y toros' de Magescq (Landes) le week-end des 06 et 07 mars.

Une action est prévue le dimanche 07 mars à 15h30 devant les arènes où seront torturés et exécutés 5 veaux.


Par TAOMUGAIA - Publié dans : Traditions connes et cruelles
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